Les bouffées de chaleur

Pour en savoir plus...
Suggestions pour vous soulager des coups de chaleur
  • Réduire le chauffage l’hiver, et dormir dans une pièce fraîche;
  • Superposer plusieurs vêtements qu’on peut enlever facilement si nécessaire;
  • Privilégier les vêtements en coton et en fibres naturelles pour éviter d’avoir trop chaud, et opter pour des draps de coton;
  • Boire de l’eau, ou tout autre boisson froide, lorsqu’on sent monter une bouffée de chaleur. On peut aussi garder un pichet d'eau froide sur notre table de chevet;
  • Éviter les liquides ou les aliments très chauds, ainsi que l’alcool.
«C’est moi ou il fait chaud?» On s’éponge le front, on regarde à gauche, à droite et on regrette d’avoir posé cette question. Peu importe le moment de la journée, les bouffées de chaleur surviennent sans crier gare.

Une rébellion hormonale

Les bouffées de chaleur représentent le symptôme le plus fréquent de la ménopause, laquelle survient généralement entre 45 et 55 ans et provoque l’apparition de troubles fonctionnels. Les bouffées de chaleur constituent l’un des signes les plus caractéristiques et précoces du climatère dans les pays occidentaux. Les ovaires produisant de moins en moins d’hormones, le manque déclenche des chaleurs, souvent accentuées par le stress.

En plus de ces montées de chaleur, qui apparaissent avant l’arrêt des règles, on note d’autres manifestations plus insidieuses, comme la fatigue, la sécheresse vaginale et la prise de poids. Si les bouffées de chaleur sont inexistantes ou très modérées chez une femme sur deux, l’autre moitié en a davantage.

Jour et nuit, nuit et jour

Une sensation de chaleur intense envahit le haut du corps, puis le cou et le visage. On sent ses joues rougir, et des gouttes de transpiration apparaissent sur la peau. Cela dure entre 30 secondes et quelques minutes, et s’accompagne parfois de troubles digestifs et d’étourdissements. Le tout est suivi de sueurs froides et de frissons. On peut aussi ressentir des maux de tête et des palpitations. Ces manifestations se répètent jusqu’à 20 fois par jour. Certaines femmes en sont incommodées au point de ne plus pouvoir travailler.

Pendant la nuit, les suées peuvent nous réveiller et nous obliger à changer de vêtements ou de draps. Ces «mini canicules», qui provoquent même des insomnies, représentent souvent une source de grande fatigue, et même de dépression.

Les bouffées de chaleur — de même que leur fréquence et leur intensité — varient d’une femme à une autre. Des études indiquent qu’elles se manifestent différemment selon la situation géographique, l’alimentation et le milieu socioculturel. Parfois, elles disparaissent après 4 ou 5 ans, mais la moitié des femmes qui éprouvent de grosses montées en souffrent très longtemps — jusqu’à une dizaine d’années — si elles ne sont pas traitées. Il est possible d’atténuer les petites bouffées de chaleur en évitant les situations stressantes ou les changements de température brusques.

Quoi faire?

Pendant longtemps, le moyen le plus efficace d’alléger certains symptômes de la ménopause a été le traitement hormonal substitutif (THS), composé d’œstrogène avec ou sans progestatif. Utilisé uniquement après l’arrêt des règles, le THS fait disparaître près de 90 % des bouffées de chaleur en quelques jours, en comblant le manque hormonal. Toutefois, il présente des contre-indications strictes et, suite aux différentes études montrant son implication dans le développement du cancer du sein, il n’est recommandé que si la qualité de vie est perturbée de manière importante. Aussi, on ne prescrit ce traitement que pour une période très courte.

Santé Canada a approuvé les produits de THS pour traiter les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la sécheresse vaginale et, dans certains cas, pour prévenir l’ostéoporose. Offert sous la forme de timbre, de gel et d’anneau vaginal, le comprimé de THS est le choix le plus courant. Il en existe 2 principaux types: 1. le combiné (oestrogène et progestatif);
2. l’oestrogène sans progestatif (le progestatif est ajouté pour prévenir le cancer de l’utérus chez les femmes n’ayant pas subi d'hystérectomie).

Les phytoestrogènes, dérivés du soja, sont des traitements non hormonaux fréquemment utilisés même si leur efficacité est très variable et qu’il existe peu d’études sur les risques associées à leur consommation à long terme. Si les hormones sont contre-indiquées, les médicaments qui agissent sur le système nerveux central, dont certains antidépresseurs, peuvent se révéler bienfaisants. Enfin, certaines études démontrent que l’exercice physique peut diminuer les bouffées de chaleur et les autres troubles associés au climatère.

Il faut se rappeler que la ménopause est une période à risque sur les plans cardiovasculaire et osseux, ainsi que pour la prise de poids. Une activité physique régulière et une alimentation équilibrée sont essentielles. Si, en plus, cela permet de diminuer les symptômes, pourquoi s’en priver!

Imprimer Courriel Twitter Facebook

Commentaires

Publier un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.