Comment motiver les enfants à l'école

Pour stimuler l'envie d'apprendre

À la maison, on encourage les apprentissages et on les rend agréables en...
... achetant des livres ou en allant à la bibliothèque avec nos jeunes;
... regardant des documentaires sur les animaux, l’histoire, etc.;
... jouant à des jeux de société à caractère éducatif (Cranium, Scrabble, Mathable, Boogle, Le Docte Rat...);
... allant voir des expositions au musée.

Quand la démotivation a la vie dure...

Si, malgré tous nos efforts, notre enfant demeure désintéressé vis-à-vis de l’école, il faut comprendre les causes. Vit-il de l’intimidation? Son professeur le met-il sous pression? Entend-il et voit-il correctement? A-t-il de la difficulté à se concentrer? Bref, on doit se questionner et contacter le personnel scolaire pour lui exprimer notre inquiétude et lui demander de l’aide. On peut aussi consulter notre médecin si on craint que notre jeune soit en dépression.

Pour en savoir plus:

La motivation: un passeport pour l’avenir, Éditions CHU Sainte-Justine

Si certains enfants ont hâte d’aller à l’école chaque matin, ce n’est pas le cas de tous. D’ailleurs, même les plus zélés connaissent eux aussi des périodes creuses. Voici des trucs pour les aider.

Aller à l’école, se concentrer, rester tranquille, respecter les consignes, étudier, faire ses devoirs..., tout cela nécessite des efforts de la part de l’enfant. Quel enfant ne préférerait pas jouer plutôt que de s’astreindre à cette routine? C’est là que notre rôle de motivateur devient essentiel pour que nos jeunes réussissent à l’école. Et cela commence bien avant l’entrée à la maternelle, affirme Germain Duclos, psychoéducateur et orthopédagogue. «L’enfant doit être plongé dans un bain culturel bien avant son entrée à l’école. Très jeune, il doit développer le plaisir de lire: la littératie le préparera à la lecture et à l’écriture. Les enfants doivent avoir une période régulière de lecture afin de s’ouvrir à la culture.»

Être positif

Afin que nos enfants aient un intérêt pour l’école, on doit avoir un discours positif. «Il ne faut pas critiquer le professeur, l’école et les projets, mais plutôt soutenir notre enfant dans sa scolarité. Ainsi, on doit l’encourager dans ses apprentissages, s’intéresser à son quotidien et lire devant lui les communications qui nous viennent de l’école afin de lui montrer qu’on se préoccupe de lui. L’aider à effectuer ses devoirs et à apprendre ses leçons lui montrera aussi notre implication. Lorsqu’on participe aux rencontres de parents, on prouve à notre jeune l’intérêt que suscite en nous sa réussite scolaire», poursuit M. Duclos.

Il n'aime pas l'école…

D’autre part, si notre enfant affirme ne pas aimer l’école, il y a de fortes chances qu’il éprouve des difficultés d’apprentissage. «L’enfant qui a de la difficulté à l’école vit forcément un désintéressement. Pour protéger son estime de soi, il dira simplement qu’il “n’aime pas ça”. Il est plus facile d’avoir l’air de quelqu’un qui refuse volontairement de s’impliquer que d’être perçu comme une personne qui n’est pas assez compétente pour réussir.

Si notre enfant a des difficultés d’ordre scolaire, on lui offre des services rapidement. Lui faire reprendre une année n’est pas une bonne solution, car le redoublement est un facteur important de démotivation et d’abandon scolaire. Un jeune qui redouble entre la 1re et la 3e année a 4 fois plus de chances de décrocher au secondaire. S’il redouble entre la 4e et la 6e année, il a 2 fois plus de chances de quitter l’école au secondaire. Redoubler n’aide pas toujours, car cette situation est perçue par le jeune comme un échec public», affirme Germain Duclos.

Offrir son soutien

S’intéresser à son quotidien. On lui demande ce qu’il a appris, avec qui il a joué et comment il a aimé sa journée. «Les enfants ont besoin qu’on se préoccupe d’eux. Aucun ado n’est insensible aux questions de ses parents. Il va grogner un peu, c’est sûr, mais il sera touché par l’intérêt qu’ils lui manifestent», dit Germain Duclos.

L’inciter à dépenser de l’énergie avant les devoirs. «Après une journée à l’école et au service de garde, il peut être bénéfique pour l’enfant de pratiquer une activité qui lui permet d’évacuer son surplus d’énergie. Cela l’aidera à entamer la période des devoirs», suggère Isabelle Picard, travailleuse sociale en milieu scolaire.

Superviser la période des devoirs. Il faut établir une routine de travail dès la première année. Par exemple, on fait les devoirs chaque jour à 18 h, après le souper. «Il faut pratiquer ce que j’appelle le dirigisme décroissant: en 1ère année on doit être directif. On dit à notre enfant quoi faire et on lui propose une méthodologie de travail. Plus les années passent, plus on le pousse vers l’autonomie», conseille le spécialiste. Isabelle Picard suggère de créer un climat calme: «On éteint la télé et l’ordinateur, et on ne répond pas au téléphone. Il faut fuir toutes les sources de distraction. On peut aussi être créatif en tentant d’avoir du plaisir en faisant les devoirs. Par exemple, on révise les additions en se lançant un ballon.»

On se montre encourageant. Il est important de féliciter nos enfants pour leurs progrès et leurs bonnes notes. Une petite récompense ou un privilège les encourageront à poursuivre leurs efforts.
On se calme. Crier après notre enfant ou le punir parce qu’il a échoué à un test ne fera que détruire davantage son estime de soi. L’heure n’est pas aux récriminations, mais aux solutions: on engage un professeur particulier ou un orthopédagogue privé, on achète un cahier d’exercices pour la maison... Le comparer à d’autres élèves de sa classe ou à ses frères et sœurs est fortement déconseillé.

On s’implique à l’école. On assiste aux rencontres de parents et on participe aux sorties de classe, si notre horaire nous le permet. Pour notre jeune, il s’agit d’une preuve tangible qu’on accorde de l’importance à ses études.

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